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Chaque semaine, les Québécois constatent directement l’impact de la hausse des prix sur leur budget. Le coût de l’alimentation est devenu une préoccupation majeure pour les familles, les travailleurs, les personnes âgées et, tout simplement, pour monsieur et madame Tout-le-Monde.
Lorsqu’un petit nombre de grandes entreprises occupe une part importante du marché, pourquoi ne pas permettre au secteur public d’y jouer également un rôle? Il ne s’agit pas de faire disparaître les épiceries privées. Il s’agit de créer une véritable alternative.
Les consommateurs demeurent largement impuissants face aux prix du marché et disposent de peu de moyens pour exercer une réelle pression. Ils ne devraient pas être condamnés à subir indéfiniment la hausse du coût de leur alimentation.
L’idée proposée par Québec solidaire de créer des épiceries publiques au Québec mérite d’être sérieusement étudiée particulièrement dans un contexte où le coût du panier d’épicerie pèse de plus en plus lourd sur les ménages.
Une épicerie publique pourrait offrir des produits essentiels à des prix compétitifs et, surtout, exercer une pression réelle sur les prix du marché. Les grandes chaînes ne seraient plus les seules à déterminer les conditions du marché : les consommateurs auraient une autre option.
C’est là que cette proposition devient particulièrement intéressante. Plutôt que de simplement demander aux grandes chaînes de faire preuve de retenue, une approche qui, jusqu’à maintenant, n’a pas permis de freiner la hausse des prix — on crée un mécanisme concret de concurrence.
Si les épiceries publiques peuvent créer une véritable concurrence, soutenir nos producteurs québécois et contribuer à rendre le panier d’épicerie plus abordable, pourquoi attendre davantage? Pourquoi continuer à accepter le statu quo alors qu’une nouvelle approche pourrait redonner du pouvoir aux consommateurs et alléger concrètement le fardeau qui pèse sur les ménages?
Le gouvernement intervient déjà dans plusieurs secteurs lorsque l’intérêt public le justifie. L’alimentation doit certainement en faire partie. Se nourrir n’est pas un luxe : c’est un besoin essentiel. Lorsque le coût de l’alimentation devient un fardeau pour les ménages, le gouvernement a le devoir d’explorer des solutions concrètes pour protéger les consommateurs.
Évidemment, une telle initiative devrait être gérée avec rigueur, transparence et efficacité. Il faudrait assurer une gestion saine et mesurer régulièrement les résultats. Mais ces défis ne devraient pas nous empêcher d’explorer sérieusement cette idée, susceptible d’améliorer concrètement le pouvoir d’achat des Québécois.
Si les épiceries publiques peuvent créer une véritable concurrence, soutenir nos producteurs québécois et contribuer à rendre le panier d’épicerie plus abordable, pourquoi ne pas leur donner une chance?
Michael Leclerc est un résident de Pointe-Claire et un ancien membre du conseil d’administration de CALODI.